mayotte

 

L'île Hyppocampe

 

 

 

Dès notre arrivée , nous sommes surpris par la chaleur qui règne à l'aéroport de Petite Terre. Nous devons rejoindre notre voiture de location à Kawéni (près de Mamoudzou, sur Grande Terre). Pour celà , nous prenons le 1er taxi, petite voiture dans laquelle n'entre pas notre valise, mais qu'à celà ne tienne , nous filons coffre ouvert vers la barge. Nous n'avons pas le temps de vraiment apprécier Petite Terre, car à peine arrivés, nous sommes dans la barge. Il y en a 3 à faire les rotations (gratuites à l'aller, elles sont payantes au retour (0.75 euros / personne))

L'ambiance est sympathique dans le bateau. Un brouhaha va règner pendant toute la traversée. L'arrivée à Mamoudzou se fait juste à côté du marché.

Mamoudzou est une petite ville qui possède les centres administratifs et les petits commerces. L'activité économique (industriels et affaires) se fait sur la cote Nord (de Kawéni à Koungou). A peine descendu du bateau, nous décidons de rejoindre notre voiture à pied (on avait compris que l'agence se trouvait à 200m, en fait c'était plutot 2 km).  On a au moins le temps de profiter de la mangrove que nous longeons et aussi des trottoirs cabossés (pas facile avec notre grosse valise à roulettes). Il fait chaud, et c'est en sueur que nous arrivons à l'agence. Nous avons réservés la plus petite voiture possible , une fiat cinquecento. Notre inquiétude est de savoir si notre valise rentrera dans le coffre. A notre surprise , elle rentre pile dans le coffre. Après  les formalités requises, nous voilà prets pour 15 jours de vacances.

Direction le Sud Ouest, à Bouéni.

Les premières impressions sont que Mayotte semble plus proche de l' Afrique que de la Réunion (état des routes, habits, habitations, propreté des villages). Mayotte donne l'impression de ne s'ouvrir au tourisme que depuis peu, c'est aussi cela qui fait son charme. Après avoir traversé l'ile en diagonale , en 1 heure environ, nous arrivons à notre gîte de M'Titi, à Bouéni. Nous avons loué un banga (habitation traditionnelle, que les jeunes construisaient pour s'isoler de leur famille).

Si quelques aménagements y sont apportés (électricité, moustiquaire, lits confortables), l'eau pour la douche est froide. Nous sommes également très agréablement surpris par le chaleureux accueil de Carole et Bruno, toujours prompts à nous fournir multitudes d'informations sur l'île. Le contact avec les autres locataires est aussi un plus. Il est d'autant plus facile que nous mangeons ensemble le matin et le soir.

Autre avantage du gite, nous sommes dans le village de Boueni, nous nous imprégnons donc facilement de la vie locale.

Nous ferons une halte également dans un 2ème gite , plus au Nord, à Combani, dans le centre de l'île. Ce gite un peu plus cossu est situé en forêt et offre une vue saisissante sur la baie de Mamoudzou et petite Terre. A noter que les repas sont très bons, et les petits déjeuners très copieux en fruits de toutes sortes.  L'accueil est par contre , un peu plus distant que dans le 1er gite. Nous y resterons 2 jours.

 

 

 

Ici, kiosque aménagé de hamacs, surplombant la vallée.

Levé de Soleil, vu du gite de Combani. Au fond : Petite Terre.

Enfin, nous finirons notre séjour par un 3ème gite , au Nord Ouest, les pieds dans l'eau. Ce gite situé sur la plage de Mtsangamouji se nomme "Ambato" est très sympathique. La plage est plutôt grande et surtout très plate, la mer se retire très loin à chaque marée basse, laissant apparaître un sable de couleur marron. Malgré la proximité du village , la plage est propre, ce ne sera pas le cas partout.

Contrairement aux 2 autres gites, nous logerons dans une chambre en dur, mais somme toute , très agréable et spacieux.

 

 

La faune de Mayotte

 

Le héron garde-boeuf, sur la plage de Sakouli

Un petit crabe de sable, intrigué par notre présence.

Un zébu croisé en allant à la plage de Mbouini. Tous les zébus ont une corde, car ils doivent être attachés, normes européennes obligent. Cependant les cordes ne sont jamais attachées à un support, si bien que les zébus sont libres d'aller où ils veulent.

 Ici, le moucherolle mâle, qui a la particularité d'avoir une longue queue.

Une roussette en plein vol, c'est la plus grande chauve souris qui est , de plus , la seule à voler de jour. Elle raffole des capokes, fruit contenant une espèce de coton, qui était utilisé pour remplir les oreillers.

Une famille de makis, animal emblématique de Mayotte. C'est un petit singe, très peu farouche, qui adore les bananes. On en trouve partout dans l'île. C'est la raison pour laquelle les mahorais mangent les bananes vertes. Ils les font frire. Les troncs des bananiers servent d'alimentation aux zébus. C'est ainsi que l'on voit de temps des hommes partir avec de gros fagots.

Un corbeau-pie emportant un fruit dans son bec.

Une tortue verte sur la plage de Ngouja. Véritable paradis pour les amateurs de tortues, cette plage permet de les voir brouter. Elles ont en général d'un poisson muni d'une sorte de ventouse. On peux voir , avec un peu de chance , des tortues imbriquées, sur d'autres plages. Cependant , ailleurs les tortues sont plus farouches, car moins habituées à la présence des nageurs. J'ai pu en voir une , sur la plage de Tanaraki, au Nord Ouest.

Le Talève d'Allen, sur l'étang de Karihani, dans le Nord Ouest. Nous y avons rencontré quelques autres oiseaux (martin pêcheur, moucherolles, guêpier de Madasgascar)

Un héron , toujours sur l'étang, probablement un crabier chevelu.

Le drongo de Mayotte est un oiseau forestier, entièrement noir , avec une longue queue fourchue très échancrée.

Le cinque, petit lézard, très communs sur les sentiers.

 

 

La flore de Mayotte

 

Mayotte est une île de basse altitude , contrairement à la Réunion. Cependant sa flore est influencée par la proximité de l'Afrique, et par sa position proche de l'équateur. Les températures hirvernales sont de 25°C à 30°C, alors que les températures estivales sont autour de 35°C couplées à une pluviométrie conséquente.

L'intérieur de l'île est donc verdoyant et très forestier, alors que la végétation des côtes surtout au Sud est plus du type savane.

Les bambous géants de Combani dans le centre de l'île

Aperçu de la végétation du Centre de l'île

Végétation du Sud , sur le mont Choungui. Cette forme caractéristique du mont Choungui, vient d'une particularité géologique semblable aux paysages de Western américains. Le mont Choungui est un ancien volcan, aujourd'hui presque totalement érodé. Seule subsiste le Neck (colonne où passait la lave). Celle ci a cuit la roche , lors de son passage, la rendant beaucoup plus dure que le reste.

L'Afrique n'est pas loin!!!!

 Mayotte a conservé de nombreuses mangroves, au rôle écologique essentiel afin de préserver le somptueux lagon.

La 2ème culture de Mayotte après la Banane : l'Ylang Ylang. Cet arbre au tronc tortueux, produit une fleur qui contient une huile essentielle très prisée par les parfumeurs pour son rôle primordial dans la fixation des essences.

 

 

Les plages de Mayotte

 

 

Mayotte dispose d'un des plus beaux lagons au monde. Il a la particularité d'avoir une double barrière de corail. Ainsi la barrière au large est distante à certains endroits de 2 km de la côte, alors que la barrière intérieure est distante de quelques centaines de mètres. Cette 2ème barrière se situe dans un endroit protégé des vagues, et permet donc aux nageurs de contempler les coraux en toute quiétude. J'ai noté un endroit particulièrement beau, la plage de Sazilé, où les coraux sont magnifiques et très colorés.

La plage de Mbouini, au sud de l'île. Le sable est très noir et très fin. A noter que les plages sont souvent désertes. Il n'est pas conseillé d'aller sur les plages en face des villages , car à Mayotte le tout à l'égout n'existe pas. La palette de couleur de sable est étendue à Mayotte. On retrouve du sable très noir sur la pointe de Sazilé. Alors que sur les ilots , le sable est blanc. Dans le Nord Ouest, le sable est marron, créant de sublime couleur à marée basse. Dans le Nord de l'île, la plage de Longoni est tout à fait particulière, avec sa couleur orangée. Enfin , plusieurs plages se situent dans des couleurs intermédiaires, comme plus bas à Ngouja.

La plage de Ngouja, où l'on trouve les tortues vertes en grand nombre. Cette plage est aussi dans le sud de l'île.

Match de foot improvisé sur la plage de Mtsangamouji, dans l'Ouest

Femmes sur la plage de Tanaraki, au Nord Ouest de l'île.

Retour de pêche au petit matin à Mtsangamouji, les femmes et les enfants viennent chercher le poisson.

 

Les traces de passage d'une tortue sur la plage de Sazilé, aboutissant à un trou conséquent.

Une particularité du lagon : les ilots de sable blanc. Ce sont des ilots entièrement constitués de coraux , grâce aux courants marins. Ici, c'est l'ilot de Sazilé au  Sud Est de l'île, mais il y en a au Nord Ouest, accessible via des pêcheurs. Ceux ci organisent des traversées pour une journée, avec repas.

 

Pêle - mêle

Les padzas de Sazilé, comme à quelques endroits du Sud de l'île , on peut voir des zones vierge de toute végétation. L'érosion est tellement forte que la roche est transformée en sable sur place.

Embarcation typique, avec un flotteur.

Un marché de légumes en bord de route à Tsararano 

Le marché de Mamoudzou, en attendant son implantation dans les batiments flambants neufs au fond.

Des dédales de boutiques à même le sol.

rue et habitations dans le centre de l'île.

 

Rue de Sada, 2ème ville de Mayotte.

Ville de Mamoudzou, vue de la barge en direction de Petite Terre.

 

Le village de Moutsamoudou, dans le Sud. Comme beaucoup de villages, le désenclavement est récent. Il y a une dizaine d'année, aucune route bitumée ne desservait les villes autres que Mamoudzou. Seule des pistes permettaient d'y accéder. Depuis les villages se sont développés, mais il est à déplorer que le tout à l'égout n'existe pas. Les eaux usées , les matières plastiques vont directement à la mer. Si dans certaines zones, les mangroves peuvent servir de filtre, ce n'est pas le cas partout. La pollution atteint le lagon. Je note que les mairies sont sensibilisées à ce problème, et prévoient la mise en place de stations d'épurations. Par contre un travail important devra être réalisé auprès de la population afin de l'amener à changer certains comportements. Il est vital pour le lagon, que ce problème soit pris à bras le corps, face au déséquilibre que créé l'augmentation importante de la population.

 

 

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